En bref :
- 🔎 Nouvelle loi ciblant le quasi-usufruit sur les sommes d’argent : suppression de la déductibilité des créances de restitution.
- ⚖️ Application rétroactive aux successions ouvertes depuis le 29 décembre 2023, impactant fortement les droits de succession.
- 💸 Conséquence concrète : hausse possible des impôts usufruit, jusqu’à 45% dans certains scénarios.
- 🏠 Alternatives recommandées : privilégier l’immobilier, l’assurance-vie, ou les contrats de capitalisation.
- 📅 Action : audit patrimonial, simulation fiscale et consultation notariale urgente.
Sommaire
ToggleNouvelle loi usufruit 2025 : résumé des enjeux fiscaux et législation usufruit
La réforme usufruit 2025 modifie profondément la manière dont les liquidités transmises via démembrement sont traitées. Le législateur a ciblé les montages dits « quasi-usufruit » sur les sommes d’argent en supprimant la possibilité de déduire la créance de restitution de l’actif successoral.
Le mécanisme visé consistait à donner des liquidités tout en conservant l’usage (les intérêts ou la consommation) et à faire porter la taxation sur la seule nue-propriété. Ce schéma réduisait significativement les droits à payer au moment de la succession.
Qu’est-ce qui change concrètement ?
La nouvelle loi retire la déductibilité des créances de restitution pour les quasi-usufruits portant sur des sommes d’argent. Les héritiers ne pourront plus diminuer la base taxable de la succession par le montant de la créance due à l’usufruitier.
Résultat : l’assiette imposable augmente, et les droits usufruit peuvent grimper fortement selon la tranche marginale d’imposition applicable au foyer successoral.
La portée temporelle : rétroactivité et risques
La mesure s’applique aux successions ouvertes depuis le 29 décembre 2023. Cette rétroactivité implique que des situations patrimoniales établies avant l’entrée en vigueur peuvent subir une réévaluation fiscale inattendue.
Les contentieux ne sont pas à exclure, mais la position du gouvernement consiste à considérer ces montages comme des optimisations abusives. Pour les familles concernées, il reste crucial de documenter la substance économique des opérations pour réduire le risque de requalification.
Insight final : la législation usufruit se durcit sur les liquidités — il faut recentrer la transmission vers des actifs à substance économique réelle.

Comprendre le quasi-usufruit et les droits usufruit : mécanismes, barème et exemples chiffrés
Le démembrement décompose la propriété en usufruit (droit d’usage et de percevoir les fruits) et en nue-propriété (propriété sans jouissance). Le quasi-usufruit s’applique aux biens consommables, principalement l’argent.
Avant la réforme, la créance de restitution (la somme due par les héritiers) était déduite de l’actif successoral, réduisant le montant des droits à payer. Cette optimisation n’est désormais plus applicable aux liquidités.
Barème pratique : valeur de l’usufruit selon l’âge
| Âge de l’usufruitier 🔢 | Valeur de l’usufruit 🟢 | Valeur de la nue-propriété 🟡 |
|---|---|---|
| Moins de 21 ans 🚸 | 90% 💎 | 10% 🪙 |
| 61 à 70 ans 👴👵 | 40% 🔷 | 60% 🔶 |
| 71 à 80 ans 🧓 | 30% ⚖️ | 70% 🏷️ |
| Plus de 91 ans 🕰️ | 10% 🌿 | 90% 🏛️ |
Ce barème reste inchangé par la réforme. Le cœur du changement porte exclusivement sur la déductibilité des créances issues des quasi-usufruits sur sommes d’argent.
Exemples chiffrés : comprendre l’impact
Scenario type : donation de 1 000 000 € à deux enfants, donateur âgé de 70 ans. Avant la réforme, la nue-propriété visée représentait 60% de la valeur, soit une base taxable initiale d’environ 400 000 € par enfant après abattements et mécanismes classiques.
Après la réforme, la créance de restitution n’étant plus déductible, l’actif successoral global augmente. Dans un cas illustratif, la charge fiscale additionnelle peut atteindre environ 260 000 € au total pour les deux enfants, soit une hausse significative des droits, parfois proche de 45% selon les tranches du barème.
Pour aller plus loin, consulter une analyse complète de la réforme peut offrir des scénarios comparatifs utiles.
Impacts pratiques : transmission patrimoine, stratégies alternatives et plafond usufruit
La transmission patrimoine doit maintenant s’appuyer sur des supports résistants à la remise en cause fiscale. Plateformes, notaires et conseillers patrimoniaux recommandent de diversifier les supports et d’éviter les montages purement liquides.
Alternatives concrètes à privilégier
- 🏠 Donation immobilière avec réserve d’usufruit : le barème reste favorable.
- 📈 Valeurs mobilières (actions, parts sociales) : démembrement possible et préservé.
- 🛡️ Assurance-vie et contrats de capitalisation : options flexibles pour transmettre hors succession directe.
- 🏢 Parts de SCPI : exposition immobilière collective avec démembrement envisageable.
- 🕰️ Étaler les donations : utiliser les abattements renouvelables tous les 15 ans pour lisser l’effort fiscal.
Chaque alternative comporte des avantages et des limites. Par exemple, l’immobilier génère des coûts (gestion, travaux) mais apporte une substance économique difficile à contester par l’administration fiscale.
Plafond usufruit et précautions
Le terme plafond usufruit n’est pas une notion doctrinale isolée dans le Code civil, mais les montages excessifs attirent désormais l’attention. La documentation des motivations économiques (raison familiale, protection du conjoint, usage réel des sommes) devient un élément de preuve essentiel.
Action pratique : simuler les droits avec des outils publics, puis valider avec un notaire. La combinaison d’un audit et d’un planning sur 5-10 ans produit souvent des solutions viables.

Cas pratiques et plan d’action : études de scénarios et calendrier à suivre
Les exemples aident à trancher entre options. Voici deux cas fictifs mais réalistes illustrant l’impact et les mesures à prendre.
Cas A — Donateur à 70 ans, donation de 1M€ en quasi-usufruit
Avant réforme : base taxable initiale réduite par la valeur de la nue-propriété, droits modérés.
Après réforme : la créance n’étant plus déductible, la succession voit son assiette augmenter, entraînant une charge fiscale supplémentaire significative (estimation : ~260 000 € de droits en plus pour deux enfants).
Mesure recommandée : transformer la liquidité en parts de SCPI ou contrat de capitalisation avant donation, ou étaler la transmission sur plusieurs années.
Cas B — Propriétaire de biens immobiliers avec usufruit viager
Ce montage reste pertinent. Donner la nue-propriété d’un bien en conservant l’usufruit maintient la transmission progressive avec un impact fiscal limité selon l’âge et le barème.
Mesure recommandée : privilégier l’immobilier pour la fraction de patrimoine destinée à la transmission et compléter par assurance-vie pour la liquidité.
Plan d’action pragmatique :
- 🔍 Réaliser un bilan patrimonial complet.
- 🧾 Simuler différents scénarios de droits de succession.
- 📞 Consulter notaire et conseiller fiscal pour restructurer les montages.
- 📆 Mettre en place un calendrier de donations étalées.
- 📝 Documenter la substance économique et les justificatifs pour éviter la requalification.
Insight final : anticiper et diversifier permet de limiter l’impact de la réforme et de transformer une contrainte légale en opportunité stratégique.
Le verdict patrimonial 2025 : recommandations opérationnelles et appel à l’action
La réforme usufruit 2025 change le cadre de la transmission des liquidités. Les montages basés sur le quasi-usufruit perdent leur attrait fiscal. Réorienter la stratégie patrimoniale est devenu indispensable.
Recommandations claires
- 🛠️ Audit immédiat des donations et successions en cours.
- ⚖️ Prioriser les actifs tangibles (immobilier, parts sociales, contrats de capitalisation).
- 📑 Documenter les motivations économiques pour chaque opération afin de réduire le risque de requalification.
- 📅 Étalement des donations pour tirer parti des abattements tous les 15 ans.
Cette feuille de route réduit l’exposition fiscale et préserve la transmission au bénéfice des héritiers. Il s’agit d’éducation financière, pas d’un conseil personnalisé : la consultation d’un notaire reste obligatoire pour valider les choix.
Action immédiate : prenez rendez-vous pour un audit patrimonial et évaluez les alternatives. La fenêtre d’opportunité pour ajuster certains montages se réduit avec le temps.
Et vous, quelle part de votre portefeuille allouez-vous à la transmission immobilière versus liquidités après la nouvelle loi ? Dites-le-moi en commentaire. 🗣️

